Bref, on ne se méfie pas assez de la contrex

Bref,

Après quelques périples effectués à droite à gauche, dans des conditions d'hygiène assez rudimentaires, je pensais m'être forgé un système digestif bien résistant, avec une flore intestinale composée de bactéries protectrices ultra-adaptées et évoluées. Et ce notamment grâce au fait que je n'utilise presque jamais ces pastilles purifiantes qui "karchérisent" l'estomac et les boyaux qui suivent.

En effet, en faisant rouler mon vélo à travers la Roumanie, autour des Carpates, j'ai rechargé mes bouteilles d'eau dans des puits où les seaux étaient tapissés de mousse et de champignons, sous un soleil de plomb.

J'ai bu dans le creux de mes mains l'eau des criques guyanaises et de l'Oyapock, riches en mercure.

J'ai bu l'eau de la Loire à Nantes, près du port industriel, un soir où j'avais entrepris de faire le tour de l'île Beaulieu en courant (de mémoire, plus de 2h d'efforts), une année où la canicule avait décidé de s'installer en France

J'ai bu lors de longs voyages en train l'eau de la SNCF, malgré leurs conseils.

J'ai bu l'eau de source des Pyrénées (si, si, on ne se rend pas bien compte à quel point l'eau des Pyrénées peut être dangereuse, surtout là où paissent les troupeaux).

Bref, j'avais cette semaine des dérangements intestinaux qui me perturbaient lors des entraînements. J'en ai parlé à un de mes entraîneurs. Il m'a demandé ce que je buvais comme eau. Quand je lui ai dit que c'était de la contrex, pour éviter les pénuries en minéraux, il m'a dit de ne pas chercher plus loin : la contrex, comme l'hépar, est (très) riche en magnésium, ce qui donne la courante.

J'avais l'impression d'avoir des fils barbelés qui m'arrachaient les intestins.

Bref, on ne se méfie pas assez de la contrex.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire