Je me suis promené devant la baie, et là, je me suis dit : "Il faut que je rapporte des coquillages pour Sophie !". Sophie était la nana qui m'hébergeait. La mer était basse, à plusieurs kilomètres. J'étais sûr d'en trouver quelques-uns qui fissent d'excellents porte-savons.
Je suis donc parti marcher dans le sable. Il n'y avait pas beaucoup de coquillages, j'ai avancé vers la mer. Au bout de 3/4 h, j'étais au bord de l'eau. Mais elle recouvrait les coquillages plus vite que je ne les découvrais. J'en ai quand même trouvé 3-4 pas trop mal, que j'ai nettoyés dans un bras de mer. Quand le bras de mer a doublé d'un coup, je me suis dit qu'il était temps de commencer à rentrer. J'ai commencé à avancer, puis j'ai vu que les maisons sur le front de mer étaient vraiment belles. J'ai voulu les prendre en photos, mais je n'avais plus de batteries. Je les ai regardées un moment, puis je suis reparti. Au bout de 10 minutes, j'ai aperçu un cheval, de l'autre côté du chenal, en train de courir dans les vagues. Ça faisait "Mont-Saint-Michel et la marée qui remonte à la vitesse d'un cheval au galop". Je me suis souvenu que mon portable faisait appareil photo, et j'ai essayé de le prendre. Il était trop loin, ça ne rendait rien. Je me suis remis à avancer. La mer allait plus vite que moi. J'ai accéléré. Alors que je prenais l'avantage, j'ai vu que le soleil passait juste au-dessus du phare. Il fallait que je prenne ça en photo. Avec le portable, ça donnait pas grand'chose. Il y avait un petit nuage qui arrivait. J'avais repéré un petit chemin pour regagner la plage à pied sec. J'ai attendu que le nuage passe devant le soleil pour prendre la photo. Et je me suis remis à marcher, vite.
Pas de bol, juste avant d'atteindre la plage, je devais traverser un petit bras de mer. J'ai enlevé mes chaussures. Il faisait doux pour un mois de décembre. J'ai commencé à avancer. C'était plus profond que prévu. J'ai remonté mon pantalon. Le bras de mer s'est mis à gonfler brutalement. J'ai fait demi-tour, et j'ai enlevé mon pantalon. J'ai traversé le bras de mer en protégeant mon bel appareil photo et mon portable. L'eau m'arrivait juste en-deçà du boxer.
Je suis arrivé en haut de la plage, devant quelques badauds, le jean sur l'épaule, les chaussures attachée autour du cou, mon électronique à la main et les cuisses mouillées. On était au mois de décembre.
Bref, j'étais en vacances à Saint-Brieuc.
La baie de St-Brieuc
La Baie de St-Brieuc, à marée montante
Le bois joli
Les fantômes du bois joli
Lever de soleil en Bretagne
Toujours dans le bois joli
les allées du bois joli
Paimpol
La plage paimpolaise
La côte paimpolaise
La côte paimpolaise
La vallée briochine et ses ponts
La gare de St-Brieuc


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