Bref, bienvenue à Cayenne

Bref,

Ça faisait une semaine que j'étais arrivé en Guyane, et je m'étais prévu un début de matinée de promenade en bord de mer. J'ai attaché mon nouveau VTT à 6h30 près de la plage, et je suis parti à l'assaut du petit chemin de randonnée, armé de mon appareil photo.

J'ai aperçu un écureuil et un singe, transpiré, photographié des arbres étranges, la mer à contre-jour, croisé des araignées et rencontré des fish-surfers qui m'ont appris où et quand j'avais le plus de chance de voir des tortues en train de pondre.

A 9h, après avoir fait un petit détour, j'arrive de nouveau à l'endroit où j'avais garé mon vélo. J'avais attaché le cadre avec la roue avant à une barrière. C'était un bon cadenas, en U. Du coup, il ne manquait que la roue arrière, la selle, et les phares. Et on m'avait laissé la sonnette.

Il y avait deux gamins qui tournaient sur leur vélo dans le parking à côté. Bien entendu, ils n'avaient rien vu.

J'ai commencé à rentrer chez moi en portant à moitié mon vélo, qui roulait sur la roue avant.

Un automobiliste pris de compassion m'a pris et m'a déposé au marchand de vélo.

Comme c'était mon seul moyen de déplacement, je l'ai fait réparer aussitôt. Le vendeur, à qui j'avais acheté le vélo huit jours auparavant, m'a reconnu aussitôt. Acheter toutes les pièces détachées au détail (roue, cassette de vitesse, chambre à air, pneu, frein à disque, selle, tige de selle, fixation de selle et un cadenas supplémentaire), m'a coûté l'équivalent de la moitié du prix du vélo. J'ai quand même réussi à négocier pour qu'il me le fasse hic et nunc.

Bref, bienvenue à Cayenne.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire