Bref,
Cela faisait déjà deux mois que j'étais en Guyane, et je n'avais toujours pas invité à dîner chez moi les guyanaises qui m'avaient accueilli à mon arrivée. J'ai donc décidé d'y remédier.
Elles étaient disponibles dimanche soir, donc le repas aurait lieu le dimanche soir.
Elles savaient bien cuisiner, il ne fallait donc pas que je les déçoive.
Je ne voulais pas préparer quelque chose de trop "français", et pas question de faire une quiche, ou une pizza, vite adaptée au goût local.
N'ayant pas d'expérience dans la cuisine créole, j'ai foncé sur internet. Les accras de morue, c'est trop commun, j'ai donc opté pour une recette d'accras de thon. Comme la crème fraîche et le beurre ne sont pas vraiment du cru local, j'ai cherché une recette au lait de coco. Le poulet au lait de coco qui m'était proposé avait l'air impeccable.
Je me suis lancé dans la cuisine créole.
J'avais pensé garder une note bretonne en préparant un far breton, que j'aurais pu adapter au goût du jour en remplaçant les pruneau (qui, de toute façon, sont d'Agen) par des mangues, et en y ajoutant de la poudre de coco. Mais, ce n'est plus la saison des mangues, et, après avoir fait les courses, je me suis rappelé que je n'avais pas de four chez moi.
Mon repas créole était presque prêt quand les invitées sont arrivées. J'ai fait cuire les accras pendant l'apéro, en servant au fur et à mesure les poêlées successives.
Puis, j'ai apporté le clou du repas : mon poulet au lait de coco. Cela sentait bon, et j'étais content d'avoir visiblement réussi un bon plat créole.
En humant la cocotte qui arrivait, une convive m'a demandé :
"Ca a l'air bon. C'est un plat thaïlandais ?"
Bref, j'ai voulu préparer un repas créole à des Créoles.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire